Essai Lefranc
Essai hydraulique destiné à mesurer l’aptitude du sol à l’infiltration et à la circulation des eaux souterraines.
Qu'est-ce qu'un essai Lefranc ?
L’essai Lefranc est un test géotechnique in situ qui permet de mesurer ponctuellement la perméabilité horizontale d’un sol, c’est-à-dire sa capacité d’infiltration de l’eau.
Régie par la norme NF P 94-500, cette investigation est caractérisée par son utilité dans le dimensionnement des systèmes de drainage et l’évaluation des risques de tassements différentiels.
La réalisation de ce type d’essai débute généralement par la mise en place d’une cavité exécutée sous la nappe dans l’épaisseur complète de l’aquifère, et ce, au moyen de différentes techniques comme :
Les deux variantes de l'essai Lefranc
| Critère | Charge constante | Charge variable |
|---|---|---|
| Principe | Maintien d'un niveau d'eau fixe ; mesure du débit Q stabilisé. | Le niveau d'eau revient naturellement à l'équilibre ; suivi de la décroissance de h(t). |
| Sols ciblés | Sols perméables : sables, graviers, alluvions. | Sols peu perméables : argiles, limons, sols mixtes. |
| Plage de k typique | k > 10-5 m/s | k < 10-5 m/s |
| Paramètre mesuré | Débit Q (m³/s) à charge stabilisée. | Évolution temporelle de h(t) (m). |
| Durée typique | Quelques minutes à 1 heure. | Plusieurs heures selon la vitesse de retour à l'équilibre. |
| Applications typiques | Bassins de rétention, fouilles en nappe, rabattement de nappe. | Fondations en terrain argileux, études hydrogéologiques, dossiers loi sur l'eau. |
Pourquoi réaliser un essai Lefranc ?
Réaliser un essai Lefranc dès le début d’un projet permet de déterminer les propriétés hydrauliques du sol, ce qui est essentiel pour anticiper les risques d’infiltration, d’affaissement ou d’instabilité des structures.
Dans la pratique, ce test évalue l’épaisseur de sol de l’ordre de 50 cm et permet de caractériser son niveau de perméabilité compris entre 10-2 et 10-7 m/s.
Par ailleurs, l’essai fournit des données précieuses en matière de conception de système d’assainissement et d’évaluation du degré de contamination des eaux souterraines.
Géotechnique et construction
Outre les informations sur la perméabilité des sols et des roches, l’essai Lefranc aide également à identifier les risques potentiels de drainage et d’infiltration.
Cela permet ainsi aux ingénieurs de mettre en œuvre de mesures d’atténuation appropriées, dès le début du projet.
Environnement et assainissement
L’essai Lefranc peut être utilisé pour mesurer le degré de contamination ou de pollution du sol.
Cela permet en retour aux géotechniciens de concevoir des stratégies d’assainissement efficaces, que ce soit pour traiter les zones contaminées ou pour prévenir d’autres dommages environnementaux.
Industries pétrolières et chimiques
Ce test in situ s’avère particulièrement utile pour mesurer la perméabilité des formations rocheuses et pour évaluer le potentiel d’extraction de pétrole et de gaz.
Pour les ingénieurs, l’essai Lefranc offre le moyen de penser des stratégies de forage et d’extraction efficaces pour limiter l’impact environnemental.
Comment se déroule l'essai Lefranc ?
- 1. Installation d’un piézomètre
- 2. Choix du plan d’eau
- 3. Réalisation de l’essai
- 4. Interprétation des résultats
La réalisation de l’essai débute par la mise en place d’un tube crépiné dans le sol à étudier.
Il s’agit d’un dispositif qui permet d’estimer le niveau de l’eau souterraine et d’évaluer par la suite l’influence des paramètres hydrauliques sur la zone étudiée.
Cependant, il est important de s’assurer que le site est correctement préparé avant de réaliser l’essai. Cela inclut l’installation du matériel, la sécurisation de la zone, et la vérification des conditions hydrogéologiques.
Cette étape implique de déterminer le niveau d’eau à partir duquel seront effectuées les mesures de perméabilité.
Dans la pratique, l’ingénieur choisit un niveau compris à mi-hauteur entre le niveau initial de l’eau souterraine et le fond du forage.
Ici, il est injecté de l’eau à faible débit (<1 L/min) dans le forage à l’aide d’une pompe immergée, tout en ayant un œil sur la montée de l’eau à l’intérieur du tube par le biais d’une sonde.
Dès lors que le niveau d’eau dans le piézomètre est stabilisé, l’ingénieur en charge de la mission mesure le débit d’injection ainsi que la pression de l’eau au fond du forage.
C’est ce débit qui permettra par la suite de calculer le coefficient de perméabilité du sol.
Le coefficient de perméabilité (k) est obtenu à partir des données fournies par l’essai, en utilisant la formule suivante :
Q (t) = m kL h (t) B
avec :
- Q (t) : débit injecté à un instant t
- m : facteur de forme, dépendant de la forme de la cavité et de sa position par rapport aux limites de l’aquifère
- kL: perméabilité Lefranc recherchée
- h (t) : variation de la charge hydraulique à un instant t
- B : diamètre de la cavité
- 1
- 2
- 3
- 4
La réalisation de l’essai débute par la mise en place d’un tube crépiné dans le sol à étudier.
Il s’agit d’un dispositif qui permet d’estimer le niveau de l’eau souterraine et d’évaluer par la suite l’influence des paramètres hydrauliques sur la zone étudiée.
Cependant, il est important de s’assurer que le site est correctement préparé avant de réaliser l’essai. Cela inclut l’installation du matériel, la sécurisation de la zone, et la vérification des conditions hydrogéologiques.
Cette étape implique de déterminer le niveau d’eau à partir duquel seront effectuées les mesures de perméabilité.
Dans la pratique, l’ingénieur choisit un niveau compris à mi-hauteur entre le niveau initial de l’eau souterraine et le fond du forage.
Ici, il est injecté de l’eau à faible débit (<1 L/min) dans le forage à l’aide d’une pompe immergée, tout en ayant un œil sur la montée de l’eau à l’intérieur du tube par le biais d’une sonde.
Dès lors que le niveau d’eau dans le piézomètre est stabilisé, l’ingénieur en charge de la mission mesure le débit d’injection ainsi que la pression de l’eau au fond du forage.
C’est ce débit qui permettra par la suite de calculer le coefficient de perméabilité du sol.
Le coefficient de perméabilité (k) est obtenu à partir des données fournies par l’essai, en utilisant la formule suivante :
Q (t) = m kL h (t) B
avec :
- Q (t) : débit injecté à un instant t
- m : facteur de forme, dépendant de la forme de la cavité et de sa position par rapport aux limites de l’aquifère
- kL: perméabilité Lefranc recherchée
- h (t) : variation de la charge hydraulique à un instant t
- B : diamètre de la cavité
Estimation de prix pour un essai Lefranc
Des préoccupations particulières ? Contactez directement notre assistance disponible 24/24h et 7/7j.
Nos zones d'intervention en Île-de-France
Paris (75)
Yvelines (78)
Essonne (91)
Val-d’Oise (95)
Hauts-de-Seine (92)
Seine-Saint-Denis (93)
Val-de-Marne (94)
Seine-et-Marne (77)
Essai Lefranc ou essai Porchet : lequel choisir ?
| Critère | Essai Lefranc | Essai Porchet |
|---|---|---|
| Position par rapport à la nappe | Réalisé en dessous de la nappe phréatique. | Réalisé au-dessus de la nappe, en zone non saturée. |
| Type de forage | Forage tubé avec crépine. | Puits à ciel ouvert ou petit trou d'infiltration. |
| Perméabilité mesurée | Perméabilité en profondeur dans le massif de sol. | Perméabilité superficielle de la zone non saturée. |
| Norme / cadre | NF P 94-132. | Essai de terrain usuel, non normalisé de la même manière. |
| Usage principal | Fondations profondes, ouvrages en nappe, drainage, loi sur l'eau. | Assainissement non collectif, tranchées drainantes, infiltration superficielle. |
| Plage de k | Adapté à une large gamme de perméabilité en profondeur. | Adapté aux sols de surface pour l'infiltration. |
FORATERRA
FAQ sur l’essai Lefranc
Dans quel type de sol l'essai Lefranc est-il le plus utilisé ?
L’essai Lefranc est principalement utilisé dans les sols peu perméables, tels que les argiles, les limons ou les sols mixtes. Il est particulièrement utile pour déterminer la perméabilité des sols qui présentent des conditions difficiles pour d’autres méthodes d’essai de perméabilité.
Quels sont les équipements nécessaires pour réaliser un essai Lefranc ?
L’essai Lefranc nécessite un forage, une sonde pour mesurer les niveaux d’eau, une pompe pour injecter l’eau, un débitmètre pour mesurer le débit d’injection, et des dispositifs de mesure de pression et de niveau pour enregistrer les variations dans le forage.
Quelle différence entre l'essai Lefranc à charge constante et à charge variable ?
L’essai à charge constante maintient un niveau d’eau fixe dans le forage et mesure le débit Q stabilisé pour calculer k, adapté aux sols perméables (k > 10⁻⁵ m/s) comme les sables.
L’essai à charge variable laisse le niveau revenir naturellement à l’équilibre et suit la décroissance de h(t), adapté aux sols peu perméables (k < 10⁻⁵ m/s) comme les argiles ou les limons.
Quelle norme encadre l'essai Lefranc ?
L’essai Lefranc est réalisé conformément à la norme NF P 94-132. Les résultats sont exprimés en coefficient de perméabilité k (m/s), utilisé dans les calculs hydrauliques, les études hydrogéologiques et les dossiers réglementaires loi sur l’eau.
Combien de temps prend un essai Lefranc ?
La durée de l’essai Lefranc dépend des conditions du sol et de la profondeur du forage, mais en général, un essai peut prendre entre quelques heures et une journée complète, y compris le temps nécessaire pour préparer le site et installer les équipements.
Nos articles récents

Meilleurs bureaux d’études géotechniques en France

Comment réduire le coût d’une étude géotechnique sans sacrifier la qualité ?

Perméabilité du sol : choisir entre l’essai Porchet et l’essai Lefranc

Construire en Seine-Saint-Denis : les contraintes géologiques à anticiper

Comment se déroule un essai à la sonde gamma pour les analyses géotechniques ?

